Les Infections Urinaires de l’Adulte dans le Service de Néphrologie du CHU de Brazzaville : Aspects Cliniques et Évolutifs

R Loumingou, DT Eyeni Sinomono, G.C. Gassongo Koumou, JL Mobengo

Abstract



RÉSUMÉ
Contexte et objectifs. Les infections de l’appareil urinaire constituent un motif fréquent de consultation et d’hospitalisation en médecine générale et en néphrologie. Cependant nous n’avons aucune donnée épidémiologique chez l’adulte au Congo. Notre but était de déterminer le profil épidémio-clinique et évolutif des infections urinaires, afin de mieux orienter leur prise en charge dans notre environnement. Méthodologie. Il s’agit d’une étude  transversale rétrospective menée à partir de dossiers des malades hospitalisés pour une infection urinaire au service de néphrologie et de dialyse du CHU de Brazzaville. L’étude a été menée sur une période de 3 ans allant du 01 er janvier 2013 au 31 décembre 2015. Le diagnostic positif de l’infection urinaire a été établi sur les données de l’examen cytobactériologique des urines (ECBU) avec une bactériurie supérieure à 100 000 Germes/ml. L’analyse des données a été effectuée sur le logiciel Epi info et saisie sur le logiciel Word. Résultats. Durant la période d’étude 96 patients étaient porteurs d’une infection urinaire, soit 14,1% des hospitalisations. L'âge moyen était de 37±14,7 ans, avec une prédominance féminine (4 femmes pour 1 homme), p<0.0001.   43,6% des patients étaient sans emploi, 38.5% des artisans. 56 malades (58,3%) présentaient d’autres affections associées notamment l’insuffisance rénale chronique (IRC) dans 24 cas (25%), l’hypertension artérielle dans 18 cas (18,7%). Les signes cliniques révélateurs de l'IU étaient polymorphes avec en première position une douleur lombaire (53,4%) la culture, les germes retrouvés ont été variables, les plus fréquents étaient des entérobactéries retrouvées dans 74% (n= 71) des cas. La forme clinique la plus fréquente était la bactériurie asymptomatique (40,3). L’évolution à court terme était favorable dans 83 cas (86,4%) avec stérilisation des urines. Conclusion. notre étude confirme une notion classique : l’infection urinaire est plus fréquente chez les femmes que chez les hommes et est souvent due à des entérobactéries. La pyélonéphrite aigue est la forme clinique
ABSTRACT
Aim. To report clinical pattern, management and outcome of urinary tract infections (UTI) in order to improve the clinical care in our country.  Methods. This was a cross sectional descriptive study that used files of inpatients admitted for UTI in the nephrology department of the University Teaching Hospital of Brazzaville. The study period covered three years from January 1st 2013 to December 31, 2015. The diagnosis of UTI was based on cytobacteriological analysis of urine, with more than 100 000 Germs/ml. Résults. During the study period, 96 patients fulfilled our inclusion criteria (14.1% of inpatients). Their mean age was 37±14.7 years. The sex ratio F/M was 4/1 (p<0.0001).   43.6% of patients were unemployed and 38.5% were craftsmen. 56 patients (58.3%) had associated diseases: chronic renal failure (24 cases; 25%), high blood pressure (18 cases; 18.7%). Presenting clinical findings of UTI were varied, but lumbar pain was the most common (53.4%). Among the numerous germs that were fund, enterobacteriacae were the most common (71; 74%). The most common clinical presentation was asymptomatic bacteriuria (40.3%). Short term evolution and sterile urine were the rule (83 patients, 86.4%). Conclusion. The presentation of UTI in our setting is not different from what was described elsewhere: UTI is more common in women and the main germs are enterobacteriacae.  . Acute pyelonephritis is the most common clinical presentation.

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