Effets de l’optimisation du contrôle glycémique par l’insuline sur la relaxation cardiaque des patients atteints du diabete de type 2 de decouverte recente
Date Approved: 30 June 2017
Student Information
Student
Barbara Nancy Mbengono
Supervisor Information
Supervisor
Jacqueline Ze Minkande
Academic Information
Degree
Docteur en Medecine generale (Doctorate)
University
Université de Yaoundé I
Department
Medecine Interne et specialites
Discipline
Endocrinologie
Abstract
Contexte : Le diabète est responsable d’un important accroissement de la morbi-mortalité, dont la 1premiere cause est représentée par les maladies cardiovasculaires particulièrement le haut risque d’insuffisance cardiaque. Celui-ci est lié à la présence des comorbidités mais aussi à une atteinte myocardique intrinsèque appelée cardiomyopathie diabétique. Elle se caractérise par un trouble de la relaxation puis par une altération de la contractilité, de ce fait de la fonction cardiaque globale. Des études ont montré que son développement est associé à un déséquilibre glycémique, et pourrait être réversible à un stade précoce grâce à un contrôle glycémique. Ainsi l’optimisation du contrôle glycémique par l’insuline pourrait améliorer la relaxation cardiaque.
Objectif : Déterminer l’effet de l’optimisation du contrôle glycémique par l’insuline sur la relaxation cardiaque des patients atteints de diabète de type 2.
Méthode : Nous avons mené un essai clinique non randomisé à un bras chez des patients diabétiques de type 2 de découverte récente suivis au Centre National d’Obésité de l’hôpital central de Yaoundé. Notre intervention a duré 60 jours et consistait en une insulinothérapie sur le mode basal-plus couplée à l’auto contrôle glycémique par la réalisation de cycles glycémiques tous les 48 heures. L’insuline basale glargine administrée en sous cutanée sur le mode bed-time était démarrée à 0,3UI/kg/jour, la titration se faisait tous les 48h jusqu’à l’obtention de glycémies à jeun entre 80-130mg/dl, et des glycémies 02 heures après le repas <180mg/dl. L’insuline prandiale était éventuellement ajoutée avant le principal repas si les glycémies post prandiale restaient >180mg/dl avec les glycémies à jeun dans les objectifs. L’auto contrôle glycémique était réalisée toutes les 48 heures, puis deux fois par semaine dès l’atteinte des objectifs. Elle consistait en la réalisation de cycles glycémiques à 04 points. L’évaluation de la relaxation cardiaque a été faite grâce à l’échocardiographie trans thoracique avant et après l’intervention. Notre critère de jugement primaire était la variation des paramètres de fonction diastolique notamment : l’onde Ea. Nous avons obtenu le consentement éclairé de tous nos participants et l’approbation du comité régional d’éthique de recherche en santé humaine du Centre N° 0457/CRERSHC/2017.
Résultats : Nous avons inclus 23 participants dont 13 hommes et 10 femmes. A l’inclusion, la médiane d’âge de notre population d’étude était de 46 [40-53] ans, le diagnostic du diabète était connu depuis moins de 06 mois chez 78,3% des patients. Le poids médian était de 82[77-93] Kgs, et l’HbA1C de 9,8 [9,2-11]%. La dose médiane d’insuline basale glargine utilisée était de 0,44 UIpartients à la dose de 0,12UI/kg/jour. Environ 25 cycles glycémiques ont été réalisés par participant. A l’issu de l’intervention, la glycémie à jeun a varié de 16,4[13,4-18,6] à 4,5[4,2-4,9] mmol/l (p<0,001), l’HbA1C a diminué de 4,1 points :9,8 [9,2-11]% à 6,2 [5,6-6,7]% (p<0,001). Nous avons observé une augmentation significative du poids de 1,4 Kg. Notre intervention a significativement réduit le LDL cholestérol de 1,1 [0,8-1,5] à 0,4[0,2-0,8] g/l (p=0,01), et le cholestérol Total de 2,02 [01,71-02,18] g/l à 1,43 [1,11-1,79] g/l (p=0,01). L’indice de relaxation Ea s’est amélioré chez tous nos participants (04) présentant un trouble de la relaxation à l’inclusion.
Conclusion : L’optimisation glycémique par l’insuline avec un protocole basal-plus tout en améliorant l’équilibre glycémique et le profil lipidique a une tendance à l’amélioration de la fonction cardiaque ce qui pourrait améliorer le pronostic cardiovasculaire des patients diabétiques de type 2.
Mots-clés : Diabète de type 2- contrôle glycémique-insuline- relaxation cardiaque-Cameroun.
Objectif : Déterminer l’effet de l’optimisation du contrôle glycémique par l’insuline sur la relaxation cardiaque des patients atteints de diabète de type 2.
Méthode : Nous avons mené un essai clinique non randomisé à un bras chez des patients diabétiques de type 2 de découverte récente suivis au Centre National d’Obésité de l’hôpital central de Yaoundé. Notre intervention a duré 60 jours et consistait en une insulinothérapie sur le mode basal-plus couplée à l’auto contrôle glycémique par la réalisation de cycles glycémiques tous les 48 heures. L’insuline basale glargine administrée en sous cutanée sur le mode bed-time était démarrée à 0,3UI/kg/jour, la titration se faisait tous les 48h jusqu’à l’obtention de glycémies à jeun entre 80-130mg/dl, et des glycémies 02 heures après le repas <180mg/dl. L’insuline prandiale était éventuellement ajoutée avant le principal repas si les glycémies post prandiale restaient >180mg/dl avec les glycémies à jeun dans les objectifs. L’auto contrôle glycémique était réalisée toutes les 48 heures, puis deux fois par semaine dès l’atteinte des objectifs. Elle consistait en la réalisation de cycles glycémiques à 04 points. L’évaluation de la relaxation cardiaque a été faite grâce à l’échocardiographie trans thoracique avant et après l’intervention. Notre critère de jugement primaire était la variation des paramètres de fonction diastolique notamment : l’onde Ea. Nous avons obtenu le consentement éclairé de tous nos participants et l’approbation du comité régional d’éthique de recherche en santé humaine du Centre N° 0457/CRERSHC/2017.
Résultats : Nous avons inclus 23 participants dont 13 hommes et 10 femmes. A l’inclusion, la médiane d’âge de notre population d’étude était de 46 [40-53] ans, le diagnostic du diabète était connu depuis moins de 06 mois chez 78,3% des patients. Le poids médian était de 82[77-93] Kgs, et l’HbA1C de 9,8 [9,2-11]%. La dose médiane d’insuline basale glargine utilisée était de 0,44 UIpartients à la dose de 0,12UI/kg/jour. Environ 25 cycles glycémiques ont été réalisés par participant. A l’issu de l’intervention, la glycémie à jeun a varié de 16,4[13,4-18,6] à 4,5[4,2-4,9] mmol/l (p<0,001), l’HbA1C a diminué de 4,1 points :9,8 [9,2-11]% à 6,2 [5,6-6,7]% (p<0,001). Nous avons observé une augmentation significative du poids de 1,4 Kg. Notre intervention a significativement réduit le LDL cholestérol de 1,1 [0,8-1,5] à 0,4[0,2-0,8] g/l (p=0,01), et le cholestérol Total de 2,02 [01,71-02,18] g/l à 1,43 [1,11-1,79] g/l (p=0,01). L’indice de relaxation Ea s’est amélioré chez tous nos participants (04) présentant un trouble de la relaxation à l’inclusion.
Conclusion : L’optimisation glycémique par l’insuline avec un protocole basal-plus tout en améliorant l’équilibre glycémique et le profil lipidique a une tendance à l’amélioration de la fonction cardiaque ce qui pourrait améliorer le pronostic cardiovasculaire des patients diabétiques de type 2.
Mots-clés : Diabète de type 2- contrôle glycémique-insuline- relaxation cardiaque-Cameroun.
Subject & Coverage
Subject
Diabète de type 2; contrôle glycémique; insuline; relaxation cardiaque; Cameroun
Subject Classification
Cardiologie
Geographic Coverage
Yaounde-Cameroun
Chronological Coverage
03 Janvier au 15 Mai 2017
Sample Coverage
Pqtients atteints du diabete de type 2 de decouverte recente
Methodology
Essai clinique non randomisé