The relationship between adiposity and insulin sensitivity in cameroonian women living with the polycystic ovarian syndrome

Emmanuella Doh Naa'jeh Mbienda (demmanue2001@yahoo.ca)
Department of Internal Medicine and Specialties, Faculty of Medicine and Biomedical Sciences; University of Yaounde I
June, 2015
 

Abstract

SUMMARY
Introduction
One of the commonest, heterogeneous, ovulatory disorders among women of reproductive age is the polycystic ovarian syndrome also called the Stein-Leventhal syndrome. Although this condition brings about many unrelated symptoms, obesity and/or overweight remain a very common symptom. Its cause still remains unknown and thus limiting the proper management of this syndrome.
Insulin resistance being a major link to various metabolic diseases such as diabetes mellitus is associated to this condition rendering it a cause of diabetes in young female adults. Several studies have been carried out with the aim of finding the aetiology of this insulin resistance in PCOS. Our study aimed at evaluating the variation of insulin sensitivity in the presence or absence of excessive adipose tissue.

Methods
We undertook a cross-sectional, analytical, comparative study on three main groups of women, who had previously given their consent. These groups were made up of 14 PCOS women (subdivided into 6 obese PCOS and 8 non obese PCOS) and 10 non obese non PCOS women. These women underwent anthropometric, percent body fat, fat mass, and lean mass measurements using standard methods. Biological tests such as blood urea nitrogen and serum creatinine were performed on blood samples collected before they underwent the 2 – 3hrs hyperinsulinemic-euglycemic clamp. Calorimetry was performed on another day using a well calibrated calorimeter (ReeVue).

Results
Our results show that obese PCOS women had an android fat distribution based on a greater waist circumference (p= 0.0023) [99 (93 - 104)]cm, fat mass (p=0.0015) [41.2 (30.2 - 47)]kg and a lesser lean mass (p=0.0378) [56.3 (51 – 57.7)]kg when compared to the non obese PCOS women [87 (78 - 93)] and the non obese non PCOS women [77 (69 - 83)]. The non obese PCOS women also had an android fat distribution. The obese PCOS women had a relatively lower insulin sensitivity when compared to the non obese PCOS and the non obese non PCOS women based on the significant differences in the M-value and adjusted M-value for lean mass (p =0.002 and p=0.012 respectively). The obese PCOS women were less sensitive to insulin; [6.6 (5.5 - 7.3)]mg/kg/min and [11.2 (10.1 - 12.4)] mg/kg/min. as compared to the non obese PCOS women [9.1 (7.7 - 10)] and [12.9 (12.1 - 13.8)] based on the M value and adjusted M value for lean mass but the non obese PCOS women where also less insulin sensitive when compared to the non obese non PCOS women [11.9 (9.4 - 14.5)] and [16.6 (13.8 - 17.9)]. There was no significant difference in the median of the resting energy expenditure although it showed a trend.
The obese PCOS women therefore had an android obesity and lower insulin sensitivity hence more likely to be insulin resistant when compared to the non obese PCOS and the non obese non PCOS women but the non obese PCOS women also presented an android obesity and a lower sensitivity to insulin when compared to the non obese non PCOS women and were thus also likely to be insulin resistant.
Conclusions
Our findings suggest that the polycystic ovarian syndrome is associated to insulin resistance even in the absence of obesity. PCOS-associated insulin resistance is further increased by obesity. The distribution of excess adiposity in this syndrome is mainly abdominal resulting in an android fat distribution and obesity does not seem to be explained by the resting energy expenditure but may be due to intake. These findings could have important clinical and therapeutic outcomes.

RESUME
Introduction
Un des troubles de l'ovulation les plus connus chez les femmes en âge de procréer est le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) encore appelé Syndrome de Stein Leventhal. Bien que cette condition entraîne divers symptômes, l'obésité et/ou le surpoids en est une principale caractéristique. Toutefois, l’étiologie de cette obésité demeure inconnue, limitant les moyens d’action pour la prise en charge de ce syndrome.
La résistance à l'insuline, important paramètre commun à diverses maladies métaboliques telles que le diabète sucré, est associé au SOPK, ce qui en fait une cause de diabète chez les jeunes femmes adultes. Plusieurs études ont été menées dans le but de trouver une étiologie à cette résistance à l'insuline dans le cadre de ce syndrome. Notre objectif était d’évaluer la variabilité de la sensibilité à l'insuline en présence ou en l'absence d’excès de tissu adipeux chez les femmes vivant avec ce syndrome.

Méthodologie
Nous avons donc entrepris une étude comparative, analytique et transversale sur trois groupes de femmes, dont le consentement a été préalablement obtenu. Ces groupes étaient constitués de 14 femmes atteintes de SOPK (subdivisé en 6 obèses et 8 non obèses) et 10 femmes non obèses sans SOPK. Leurs mesures anthropométriques, une bio-impédancemétrie et une calorimétrie ont été réalisées selon les méthodes standards. Les tests biologiques tels que l'urée sanguine et la créatininémie ont été effectués sur des échantillons de sang prélevés avant la mise en route d’un clamp hyperinsulinémique-euglycémique d’environ 2 à 3 heures.

Résultats
Nos résultats montrent que les femmes obese SOPK (SOPK + / OB +) présentaient une répartition androïde de l’adiposité basée sur un important tour de taille (p = 0,0023) [99 (93-104)] cm, une masse grasse (p = 0,0015) [41,2 (30,2 à 47)] kg et une masse maigre de faible quantité (p = 0,0378) [56,3 (51 à 57,7)] kg par rapport aux femmes non obese SOPK (SOPK + / OB-) qui avaient aussi une répartition androïde de l’adiposité [87 (78-93)] et aux femmes non obese non SOPK (SOPK- / OB-) [77 (69-83)]. Les femmes SOPK + /OB+ avaient une sensibilité à l'insuline relativement plus faible par rapport aux femmes SOPK + / OB- et SOPK-/ OB-, sur la base de la différence significative de la valeur de M et valeur de M ajustés pour la masse maigre (p = 0,002 et p = 0,012, respectivement). Les femmes SOPK + / OB + étaient moins sensibles à l'insuline [6.6 (5.5 à 7.3)] mg / kg / min et [11,2 (10.1 à 12.4)] mg / kg / min par rapport aux femmes SOPK+/OB+ [9,1 (7,7 à 10)] mg / kg / min et [12,9 (12,1 à 13,8)] mg / kg / min sur la base de la valeur de M et valeur de M ajustés pour la masse maigre mais les femmes SOPK + /OB- étaient moins sensibles à l'insuline par rapport aux femmes SOPK- / OB- [11,9 (9,4 à 14,5)] mg / kg / min, [16,6 (13,8 à 17,9)] mg / kg / min sur la base de la valeur de M et valeur de M ajustés pour la masse maigre. Il n'y avait pas de différence significative dans la médiane de la dépense énergétique au repos (DEP) malgré une certaine tendance.
Ainsi, les patientes SOPK + / OB + présentaient une répartition androïde de l’adiposité et une plus faible sensibilité à l'insuline. Elles étaient donc plus susceptibles d'être résistantes à l'insuline par rapport aux patientes SOPK + /OB- et SOPK- /OB-. Toutefois, les patientes SOPK + /OB- présentaient également une répartition androïde de l’adiposité et une sensibilité à l'insuline inférieure à celle des patientes SOPK- / OB-, et étaient donc tout aussi susceptibles d'être résistantes à l'insuline.
Conclusion
Nos résultats pourraient mener aux conclusions suivantes : le syndrome des ovaires polykystiques est associé à la résistance à l'insuline, qui est augmentée par l'obésité et cette obésité est principalement androïde. Toutefois, cette obésité n’est pas expliquée par le DEP mais par le mode de vie et de consommation. Ces résultats pourraient avoir un impact clinique et thérapeutique important sur la prise en charge des patientes atteintes de SOPK.


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