Knowledge, Attitudes and Practices Towards Osteoporosis Among Physicians in Yaounde-Cameroon

Mbuomboh Liwo Blaise Veranso (blaiseliwo2@yahoo.com)
Department of Internal Medicine, Faculty of Medicine and Biomedical Sciences-University of Yaounde 1
June, 2015
 

Abstract

Introduction: Osteoporosis is a growing chronic health problem affecting more than 200 million people worldwide. It is the most common disorder of bone metabolism and causes low-energy-fractures. Cases have been reported to increase with age in Cameroon just like in other parts of the world with projections showing that by 2050, 70% of low-energy hip fractures will be in Africa and other developing countries. Physicians play a primordial role in the prevention of this growing disease. Evaluation of the competences of physicians on osteoporosis therefore remains a very important step before the launch of a fight against this growing health problem.

Objectives: The main objective of this work was to assess the knowledge, attitudes and practices of physicians in Yaounde towards osteoporosis.

Methods: We conducted a descriptive cross-sectional KAP study from January to April 2015 in 14 hospitals in Yaounde of first, second, fourth and fifth categories. We used a consecutive sampling method. Data were collected using an anonymous, pre-tested, self-administered questionnaire comprising 117 items. Data analysis was done with EpiInfo Version 3.5.4 and SPSS Version 20.0. Knowledge grading was done with the scale: < 60% = poor, 60 – 75% = moderate and > 75 = Good. Attitudes and practices gradings were done with the scale : <50%= poor, 50–60% = insufficient and > 60% = Good. Association between variables were considered statistically significant when the Chi-square or Fisher’s exact p-values were less than 0.05.

Results: In our study, we had a response rate of 79.2%. Our population consisted of 142 physicians, 72 males with a sex ratio of 1.03. Mean age of participants was 32.35± 6.9 years with the most represented age group being 30-39 years. Most of the physicians (76.1%) were trained in Cameroon. The average number of years of practice was 5.85±5.86 years.
Among the physicians surveyed, only 9.2% had good knowledge on osteoporosis. The level of knowledge on generalities, possible manifestations, risk factors, diagnostic techniques and management of osteoporosis were good in 2.5%, 30.3%, 10.6%, 7.1% and 6.3% of physicians respectively. Knowledge on osteoporosis was found to be statistically significant with Age (p=0.01), qualification (p=0.01), years of practice (p=0.04), school of training (p<0.001), presence of a national osteoporosis guideline in country of training (p<0.001), Unit of work of physician (P=0.04) and if the physician had ever diagnosed the disease (p=0.01).
Attitudes were good in 25.4% of physicians with a majority saying osteoporosis is present in our milieu, can be prevented and that PHC physicians should have the mandate of managing osteoporosis. Most (88.7%) physicians thought osteoporosis was neglected because of other Public Health priorities. Attitudes were statistically significant with schools of training (p<0.0001) and if there was a national osteoporosis guideline in country of training (p=0.01).
Concerning the day to day medical practice, only 53.5% of physicians had ever diagnosed osteoporosis, 51.4% never knew there was no Cameroonian Guideline on osteoporosis and 79.6% said there was need for one. Also, only 12% were aware of the WHO Guidelines on osteoporosis.
Practices were good in only 19.0% of physicians. Only 7% admitted to using DXA and 31% use bone turnover markers to investigate osteoporosis. Practices were significantly associated with age (p=0.02) and if the physician had ever diagnosed osteoporosis (p=0.01).
In all, knowledge was statistically significant with attitudes and practices but attitudes had no significant relationship with practices. The global competences of physicians on osteoporosis were poor.

Conclusion: This study shows that the overall level of knowledge of physicians on osteoporosis, their attitudes and practices towards this disease were poor. However statistically significant associations were found between knowledge and attitudes and between knowledge and practices. This suggests that exploiting ways to increase physicians’ knowledge on the topic will greatly increase their competences.
We therefore recommend that efforts to improve on the knowledge of physicians should be encouraged through post graduate fora and more interest should be put on this topic in medical schools.

Key words: osteoporosis, physician, knowledge, attitudes, practices.


RESUME

Introduction : L’ostéoporose est un problème de santé chronique en croissance et touche plus de 200 millions de personnes dans le monde. C’est le trouble le plus fréquent du métabolisme osseux et il entraine des fractures à basse énergie. On note une augmentation du nombre de cas avec l’âge au Cameroun ainsi que dans le monde entier. Les prédictions en 2050 prévoient que 70% des cas de fractures à basse énergie de la hanche seront en Afrique et dans les autres pays en développement. Les médecins jouent un rôle primordial dans la prévention de cette maladie. De ce fait, l'évaluation des compétences des médecins vis-à-vis de l’ostéoporose est très utile avant de débuter une lutte contre cette maladie.

Objectifs : L’objectif de cette étude était d'évaluer le niveau de connaissance des médecins sur l’ostéoporose, évaluer leurs attitudes et pratiques vis-à-vis de cette maladie.

Méthodologie : Nous avons mené une étude CAP transversale descriptive de Janvier à Avril 2015 dans 14 hôpitaux de première, deuxième, quatrième et cinquième catégories de la ville de Yaoundé. Nous avons procédé à un échantillonnage consécutif. Les données ont été collectées grâce à un questionnaire auto-administré, anonyme et pré-testé comportant 117 items. Les données ont été analysées à l'aide des logiciels EpiInfo version 3.5.4 et SPSS Version 20.0. Le niveau de connaissances a été classé en 3 catégories: < 60% = mauvais, 60 – 75% = moyen et > 75 = bon. Les attitudes et pratiques étaient classées en 3 catégories: <50% = mauvaises, 50–60% = insuffisantes et > 60% = bonnes. L'association entre les variables a été évaluée par test du Khi2 et le test exact de Fisher. Une valeur de p < 0,05 était considérée comme statistiquement significative.

Résultats : Nous avons eu un taux de réponse de 79,2%. Notre population était constituée de 142 médecins dont 72 étaient de sexe masculin avec un sexe ratio de 1,03. L'âge moyen était de 32,35± 6,9 ans et la tranche d'âge de 30 à 39 ans était la plus représentée. La plupart des médecins (76,1%) avaient été formés au Cameroun et le nombre d'années d'expérience moyen était de 5,9±5,9 ans.
Parmi les médecins interrogés, seuls 9,2% avaient de bonnes connaissances sur l’ostéoporose. Les niveaux des connaissances sur les généralités, les manifestations cliniques possibles, les facteurs de risques, les méthodes d’investigations et le traitement étaient bons respectivement chez 2,5%, 30,3%, 10,6%, 7,1% et 6,3% des médecins. Le niveau de connaissance était statistiquement significatif avec l’âge (p=0,01), les qualifications (p=0,01), le nombre d’années d’expérience (p=0,04), l’école de formation (p<0,001), l’existence d’un guide sur l’ostéoporose dans le pays de formation (p<0,001), le service d’exercice (p=0,04) et le fait que le médecin ait déjà eu à diagnostiquer cette maladie (p=0,01).
L'attitude globale vis-à-vis de l’ostéoporose était juste dans 25,4% des cas avec la plupart reconnaissant que l’ostéoporose est présente dans notre milieu, qu’elle peut être prévenue et que les médecins de soins de santé primaire devaient avoir le mandat de la prendre en charge. La pluparts (88.7%) de médecins pensait que l’ostéoporose était négligée à cause d’autre priorités de santé publique. L’attitude globale était statistiquement significative avec l’école de formation (p<0,0001) et l’existence d’un guide sur l’ostéoporose dans le pays de formation (p=0,01).
Concernant la pratique courante, seuls 53,5% de médecins avaient déjà diagnostiqué cette maladie et 51,4% des médecins ne savaient pas qu’il n’existe pas encore un guide national sur l’ostéoporose et 79,6% ont dit qu’il était nécessaire d’en avoir un. Aussi, Seuls 12% des médecins ont dit connaitre le guide de l'OMS sur l’ostéoporose.
S'agissant des pratiques, 19,0% avaient de bonnes pratiques. Seuls 7% ont admis avoir utilisé le DXA et 31% utilisent les marqueurs biologiques du remodelage osseux pour investiguer la maladie. Les pratiques étaient statistiquement significatives avec l’âge (p=0,02) et le fait que le médecin ait déjà diagnostiqué un cas d’ostéoporose (p=0,01).
Au total, le niveau des connaissances était statistiquement significatif avec les attitudes et les pratiques. Cependant, les attitudes n’étaient pas statistiquement significatives avec les pratiques. Donc, la plupart des médecins avaient des mauvaises compétences globales en matière de l’ostéoporose.

Conclusion : Ce travail montre que les connaissances des médecins sur l’ostéoporose, leur attitudes et pratiques envers cette maladie sont mauvaises. Néanmoins, des relations statistiquement significatives ont été retrouvées entre le niveau de connaissances et les attitudes et entre le niveau de connaissance et les pratiques. Ceci suggère que, l’accroissement des connaissances des médecins sur le sujet permettra d’augmenter leurs compétences.
Nous recommandons, que les efforts en vue d’accroitre le niveau de connaissances des médecins sur le sujet devraient être encouragés à travers les forums post universitaires et l’accent devrait être mis sur ce sujet dans les écoles médicales.

Mots-clés: ostéoporose, médecin, connaissances, attitudes, pratiques.


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