Screening Phytochimique et Etude Comparée de l’Activité Antimicrobienne des Extraits Ethanoliques de l’Ecorce et du Bois de Alafia scandens (Apocynaceae)

OLIVIER AKIKA KAITOUANG (madridako@yahoo.fr)
Département de pharmacognosie et de chimie pharmaceutique, Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales-Université de Yaoundé I
June, 2015
 

Abstract

RESUME
Introduction:
Les plantes ont apporté depuis longtemps une solution incomparable aux problèmes de santé que connaissent les populations du monde. Malgré le développement des industries pharmaceutiques et la chimie de synthèse, bon nombre de la population compte sur la flore qui regorge un énorme potentiel thérapeutique. Cependant, la monté en puissance des résistances des microorganismes face aux antibiotiques nous a motivé de s’investir d’avantage dans la recherche de nouvelles molécules bioactives pour répondre favorablement dans la prise en charge des maladies infectieuses. Nous nous sommes proposés de mener une étude phytochimique et activité antimicrobienne des écorces et bois d’Alafia scandens.
Objectif:
Notre étude avait pour objectif l’identification des différents métabolites secondaires contenus dans les extraits éthanoliques de l’écorce et du bois de Alafia scandens et à l’évaluation de leur activité antimicrobienne.
Méthodologie:
Pour mener à bien cette étude, nous avons effectué une étude expérimentale invitro observationnelle en procédant initialement à l’extraction par macération des poudres de l’écorce et du bois de Alafia scandens suivi du screening phytochimique puis à l’extraction des alcaloïdes totaux. Les extraits obtenus ont été testés sur quelques cocci Gram positif et Gram négatif, les bacilles Gram négatif et un champignon microscopique (Candida albicans) par les méthodes de diffusion sur gélose et de macrodilution sur milieu liquide suivi de l’étalement sur milieu solide.
Résultats:
Les résultats obtenus ont révélé la présence de la majorité des métabolites secondaires recherchés notamment les alcaloïdes, les polyphénols. Ces métabolites secondaires mis en évidence seraient à l’origine des activités antibactériennes et antifongiques observées. Les valeurs de CMI (Concentration Minimale Inhibitrice) varient de 0,78 à 12,5 mg/mL et celles des CMB (Concentration Minimale Bactéricide) varient de 1,5 à 50 mg/mL. Nous avions constaté que les extraits alcaloïdes se sont révélés plus actives caractérisées par des CMI allant de 0,78 à 6,25 mg/mL et les CMB de 1,5 à 12,5 mg/mL et que N. gonorrhoeae était la plus sensible face à la EAE (Extrait Alcaloïdique de l’Ecorce) avec de 14 mm diamètre et 0,78 et 1,5 mg/mL de CMI et CMB respectivement. Les EEE (Extrait Ethanolique Ecorce) et les EAE étaient bactériostatiques respectivement à 62 % et 75 % sur l’ensemble des souches bactériennes tandis que les ENB (Extrait Neutre du Bois) et EAB (Extrait Alcaloïdique du Bois) étaient quant à elles bactéricides à 63 % sur l’ensemble des bactéries utilisées. En tenant compte des CMI et CMF (Concentration Minimale Fongicide), tous les extraits testés étaient fongicides.
Conclusion:
Au terme de notre étude, nous avons pu atteindre les objectifs que nous sommes fixés à savoir l’identification des différents métabolites secondaires et l’évaluation de l’activité antibactérienne et antifongique. Les propriétés antibactériennes et antifongiques n’étaient pas dues uniquement aux composés alcaloïdiques mais aussi bien dues aux autres groupes composés contenus dans les écorces et du bois de Alafia scandens. Bien que les composés issus des écorces et du bois soient actifs sur les bactéries et C. albicans, ceux contenus dans les extraits du bois étaient plus actifs que ceux issus de l’écorce.
Nous suggérons à la suite de ce travail, les perspectives suivantes:
 Elargir les tests sur d’autres microorganismes tels que les parasites et les virus
SUMMARY
Introduction:
Plants have contributed since the beginning of time an incomparable solution to the health problems of the population of the world. Despite the development of pharmaceutical and chemical synthesis, many people rely on flora that abounds enormous therapeutic potential. However, the increase level resistance of microorganisms couple with antibiotic motivates us to invest more in the search for new bioactive plant-derived molecules to respond favorably to infectious diseases. We chosed to conduct a phytochemical study and antimicrobial activity of the bark and wood of Alafia scandens. Our study aimed to identify the different secondary metabolites contained in the ethanol extracts of bark and wood of A scandens and the evaluation of their antimicrobial activities.
Methodology:
This study was divided into two parts: the part characterized by chemical extraction by maceration with ethanol followed by phytochemical screening followed by extraction of the total alkaloids. Furthermore, the sensitivity of the strains: A viridans, E. coli, E. faecalis, H.influenzae, K. pneumoniae, N. gonorrhoeae, P. aeruginosa, S. aureus and C. albicans were evaluated by disk diffusion, while the determination of MIC (Minimal Inhibitory Concentration) and MBC (Minimal Bactericidal Concentration) was conducted by macrodilution in liquid medium followed by plating on solid medium.
Results:
The results revealed the presence of most sought after secondary metabolites included alkaloids, polyphenols. These secondary metabolites detected were the cause of antibacterial and antifungal activities observed. MIC values ranging from 0.78 to 12.5 mg/mL and those of MBC range from 1.5 to 50 mg/mL. We found that the alkaloids fractions were more active, characterized by MIC ranging from 0.78 to 6.25 mg/ml and MBC 1.5 to 12.5 mg/mL and N. gonorrhoeae was the most sensitive face EAE with 14 mm diameter and 0.78 to 1.5 mg/ mL of MIC and MBC respectively. All extracts were fungicidal while only EEE, EEB, ENB and EAB were bactericidal.
Conclusion:
At the end of our study, we achieved the objectives we set ourselves namely the identification of the various secondary metabolites and evaluation of antibacterial and antifungal activities. The antibacterial and antifungal properties were not only the source of alkaloid compounds but also other groups of compounds contained in the bark and wood of Alafia scandens.

I suggest that the result of this work, the following perspectives:
 Extend the tests on other microorganisms such as parasites and viruses
 Isolate and determine the structure of the compounds responsible for the antimicrobial capacity
 To evaluate the toxicity of extracts of bark and wood.

 Isoler et déterminer la structure des composés responsables du pouvoir antimicrobien
 Evaluer la toxicité des extraits de l’écorce et du bois


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