Failure of crowns and fixed partial dentures in Yaounde

Elage Kang Eboa (drkangson@yahoo.com)
maxillo-facial surgery, oral surgery, prosthodontics, Periodontics, Faculty of Medicine and Biomedical Sciences- The University of Yaounde I
June, 2015
 

Abstract

Introduction: Failure of fixed dental prostheses (FDPs) is an important concern in modern dentistry. This is because despite the availability of a variety of materials and a constant technological advancement of this therapy, a considerable decrease of failure has not been observed. Research in this domain is scarce in African populations and nonexistent in Cameroon. It is in this light therefore that we decided to conduct and document a clinical survey assessing the various failures associated with artificial crowns and FPDs in Yaounde and asses the length of service of such dentures.
Objective: Our main objective was to describe the most recurrent types of failure associated to crowns and FPDs in Yaounde. Specifically, we intended to identify and describe the type of FDPs practiced and to assess the service lifespan of these dentures before the experience of failure.
Methods: We carried out a descriptive cross sectional study in four private dental clinics in Yaoundé. Included in our study were patients who presented with complains of failure of their fixed dentures at any of our study sites from December 2014 to March 2015 and cases of failure recorded in patient files that had exploitable data. The procedure basically entailed a clinical intraoral examination, paying close attention to the patients’ complain and an examination of the denture proper. The information so obtained was registered into preformed data collection forms. Ethical clearance was demanded from the authorities of the Faculty of Medicine and Biomedical Sciences and the study was approved by the administrations of the different study centers. Data obtained was entered into EpiData software (version 3.1) and then extracted into Microsoft Excel 2013 and STATA 12.0 for statistical analysis. The Fisher exact test was used with values of p<0.05 considered to be of statistical significance.
Results: During our study period 25 patients presented with complains of failure and we succeeded to identify 50 exploitable cases of failure from patient files; this gave us a study population of 75 cases. The ages ranged from 21-70 years with a mean age of 50.64 (SD = ±8.34), and a sex ratio of 2:1 in favor of the males. In total, 98 abutments and 53 pontics were examined. The most frequent types of fixed dentures were artificial crowns (53.33%). Porcelain-fused to metal (PFM) technology (72%) constituted the primary material composition of the dentures. The major cements used as luting agents were Glass ionomer cements (34.67%), resin modified GICs (34.67%) and polycarboxylate cements (28%). Sub-gingival cervical limit placement (55.33%) was more frequent and the shoulder margin was practiced in 71.62% of the cases. We registered 145 complains of failure and loss of retention with a frequency of 28.27% was the most important, followed by sensitivity of abutments (15.86%) and secondary caries (11.72%). Slightly more failure was registered in the maxillary arch (56%) however failure was predominant in the posterior segments of the mouth. Failures with statistical significance included gingivitis (p=0.049), occlusal malfunctions (p=0.003), porcelain veneer fracture (p=0.007) and fracture of posts in post and core restorations (p=0.002). Finally over 75% percent of failures occurred within the first five years of service of the denture.
Conclusion: Loss of retention is the most frequent type of failure of FDPs in Yaounde and it can be allocated to improper abutment preparation and inappropriate use of luting cements. This suggests that relooking of these two aspects by the clinicians in association to the regulation of the authenticity of dental biomaterials by public health authorities, maintenance of good oral hygiene by the concerned patients and their respect of control visits to their dentists could reduce the occurrence of such failures. However, longitudinal studies need to be carried out nationwide so as to create awareness amongst dentists, prosthetists and patients on this subject matter.
Keywords: failure, crowns, fixed partial denture, porcelain-fused to metal, length of service.



Introduction: L’échec des prothèses dentaires fixes est un facteur important à considérer dans la dentisterie moderne, car malgré l’existence de nombreux matériaux disponibles pour la fabrication de ces prothèses et une technologie avancée, une baisse d’incidence de cet échec n’a pas toujours été observée. La recherche dans ce domaine est rare dans les populations Africains voire inexistante au Cameroun. Nous avons donc décidé d’entreprendre et de documenter une étude clinique sur l’échec des couronnes et prothèses conjointes partielles à Yaoundé.
Objectif : Notre objectif principal était de décrire les échecs les plus récurrents associés aux couronnes et prothèses conjointes partielles à Yaoundé. Comme objectifs spécifiques, nous voulions identifier les différents types de prothèses fixes pratiquées, de les décrire, et d’apprécier leur durée de vie jusqu’à l’incidence des premières plaintes d’échec.
Matériels et méthode: Nous avons mené une étude descriptive dans quatre cabinets dentaires privés de la ville de Yaoundé. Etait inclus dans notre étude tout patient se présentant avec des plaintes sur sa prothèse fixe dans l’un de nos centres de recrutement durant la période d’étude s’étendant de Décembre 2014 à Mars 2015.Nous avons ajouté à ceux-ci des cas d’échec enregistrés dans les dossiers des malades avec des données exploitables. Notre procédure consistait en un examen intra-oral prenant en compte les plaintes du patient et un examen de l’appareil prothétique fixe. L’information acquise a donc été enregistrée dans une fiche de collecte de données. La clairance éthique a été demandée auprès des autorités de la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales. Nous avons utilisé le logiciel EpiData version 3.1 pour l’enregistrement des données, et les logiciels Microsoft Excel 2013 et STATA 12.0 pour l’analyse statistique. Le test de Fisher a été utilisé avec la valeur p<0.05 considérée comme significative.
Résultats : Durant la période de recrutement nous avons reçu 25 cas d’échecs, et identifié 50 cas d’échecs enregistrés dans les dossiers avec données exploitables. Nous avons donc travaillé avec une population d’étude de 75 cas. Le sex-ratio était de 2:1 en faveur des hommes et les âges s’étendaient de 21 à 71 ans avec une moyenne de 50.64 ans et un écart type de ±8.34. Nous avons examinés 98 moignons et 53 pontiques. Les types des prothèses fixes les plus fréquemment rencontrées étaient des couronnes (53.33%). La majorité de ces pièces prothétiques étaient de type céramo-métallique (72%) et des alliages métalliques non-précieux ; tandis que la majorité des ciments de scellement utilisés étaient de type ciment de verre ionomère (34.67%), ciment de verre ionomère modifié (34.67%) et les ciments polycarboxylate (28%). La limite sous-gingivale (55.33%) était la plus fréquente et l’épaulement droit a été pratiqué dans (71.62%) des cas. Des 145 plaintes enregistrées, la perte de rétention était la plus importante avec une fréquence de 28.27%, suivi par la sensibilité des moignons vivantes (15.86%) et des caries secondaires (11.72%). Les échecs ont été plus rencontrés sur l’arcade maxillaire (56%), avec prédominance dans les secteurs postérieurs. Les échecs statistiquement significatifs comprenaient les gingivites (p=0.049), les troubles occlusaux (p=0.003), les pertes de porcelaine (p=0.007), et les fractures des faux-moignons (p=0.002). En fin de compte environ 75% d’échecs survenaient durant les cinq premières années de vie de ces appareilles prothétiques.
Conclusion: Le type d’échec de prothèses fixes le plus fréquent dans la ville de Yaoundé est la perte de rétention et elle est causée principalement par la préparation inadéquate des moignons et l’utilisation inappropriée des ciments de scellement. Ce qui suggérait que le recyclage des cliniciens vis-à-vis de ces deux aspects en association avec la régularisation de l’authenticité de biomatériaux par les autorités de la sante public, le maintien d’un bon niveau d’hygiène orale des patients et le respect des rendez-vous de contrôles pourrait diminuer l’incidence de ces échecs. Toutefois, il serait nécessaire d’entreprendre des études longitudinales dans toute l’étendue du pays pour attirer l’attention des chirurgiens-dentistes, des prothésistes et des patients.
Mots clés: échec, couronne, prothèse conjointe partielle, céramo-métallique, durée de vie.


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